Bioshock 2
Je me souviens encore du jour où j'ai joué à Bioshock pour la première fois. Dès les premières minutes du jeu je commençais déjà à en avoir des frissons dans le dos. Ce n'est pas tous les jours que je joue à ce genre de jeu. Non, ça ne pouvait pas être possible. Bioshock dégageait une ambiance totalement unique. Découvrir une magnifique ville sous-marine, vivant en autarcie, avec un décor et une musique de style "Amérique des années 50"... C'était tout simplement sublime. Sauf que voilà, tout a dégénéré, et il ne restait plus que des ruines où 95% des habitants étaient devenus fous. Pas de bol pour nous, puisqu'on atterrit "accidentellement" dans cette ville.
Même si a tendance à le qualifier de FPS survival-horror, il s'agit surtout d'un FPS d'exploration. On découvre l'histoire de Rapture (la ville) via des enregistrements audio éparpillés dans la ville. Une méthode originale, qui nous incite à fouiller chaque recoin des lieux. Il était possible de finir Bioshock en une dizaine d'heures si on ne suivait que la trame principale. Mais si on prenait notre temps à tout visiter et améliorer nos capacités, une vingtaine d'heures minimum est requise. Et ce n'était que du bonheur.
Quand on est un fan inconditionnel… on lit aussi
Pour certains, il est possible que les lignes qui vont suivre vous paraitront incompréhensibles. Dans l'article précédent, je faisais mention du jeu Mass Effect qui m'a tant marqué. C'est dire, je suis restée plusieurs semaines sur le deuxième opus, en jouant encore et encore sans m'en lasser. Puis, j'ai commencé à me pencher sur une autre chose, toujours en rapport avec l'univers : la lecture. En effet, tout comme Gears of War (dont le deuxième tome sort enfin en mai chez nous), il existe une série de livres racontant une partie de l'histoire de Mass Effect. Deux tomes sont sortis pour le moment : Mass Effect : Revelation et Mass Effect : Ascension, écrits par Drew Karpyshyn.
Addiction totale
Jamais. Jamais je n'ai connu une telle addiction rien que pour un jeu vidéo. Il existe des coups de coeur, des coups de gueule. Mais en général cela ne dure qu'un court moment. Gears of War, un univers génial au point d'acheter le roman. Left 4 Dead, un jeu bien trippant de zombies. Half-life, un univers mystérieux et énigmatique. Bref, des jeux que j'ai adoré et que j'aimerais toujours.
Mais là c'est totalement différent.
Mass Effect. Un nom que je n'oublierai jamais, que je ne pourrai jamais oublier. Je ne pensais pas que cela aurait un tel impact sur moi. Je connaissais le jeu depuis un pas mal de temps sans pouvoir mettre la main dessus. En effet, il y a à peu près un mois déjà, je me convaincs d'installer Mass Effect 1 et commençai à y jouer. A l'époque je trouvais le jeu très sympa mais sans grand enthousiasme. Sûrement la faute à un début un peu mou. Je n'étais pas totalement convaincue par le gameplay et le rythme assez "lent" du jeu. Sauf que voilà, arrivée aux 2/3 du jeu, tout bascule. Le jeu prend une autre tournure, accélère les choses. Je suis littéralement tombée sous le charme (sans entrer dans les détails au risque de spoiler l'histoire). Je ne pensais pas que les dialogues pouvaient avoir une telle impact sur l'intrigue. C'est moi qui suis maitre de l'histoire et je la mène comme bon me semble. J'ai voulu cette fin, et j'en suis convaincue.
Après une trentaine d'heures de jeu, j'ai tout de suite enchainé avec la suite, Mass Effect 2. Le début est déroutant, dérangeant. Les développeurs ont voulu en jeter dès les premières minutes du jeu, et ils ont foutrement bien réussi. Grosse claque. Le gameplay a été totalement revu, j'étais un peu perdue avec toutes ces nouvelles commandes. Beaucoup de choses ont été retirées et améliorées par rapport au premier volet. ME2 est clairement plus orienté action que RPG. Un peu déçue au début, mais entièrement comblée par la suite. Même s'il s'agit d'une suite, il ne faut pas oublier que ce sont quand même deux jeux à l'orientation différente. J'étais déjà fascinée par Mass Effect 1, et je le suis encore plus en découvrant cette suite. A tel point que pendant ces jours de jeux, j'avais très peu dormi et même sacrifié des cours, c'est dire... C'est bien la première fois de ma vie qu'un jeu me rend aussi accro.
C'est principalement l'univers de Mass Effect qui m'a autant captivée. Je crois bien avoir passé des heures sur le jeu rien que pour lire tout le codex, afin d'en apprendre le plus sur les races, la culture, la politique, la technologie, etc. Tant d'enthousiasme pour un univers totalement inventé de toutes pièces... Faut-il être effrayé ?
Un des points intéressants du jeu est la customisation de son/sa Shepard. Ce personnage qui nous accompagnera tout au long de l'aventure. Un(e) Shepard unique pour chacun de nous. La première fois que j'ai créé la mienne, au fil des heures de jeu je me suis attachée à elle, finissant par me faire à l'idée que Mass Effect ne serait plus ce qu'il est sans ce personnage. Le charme a opéré uniquement avec elle, et personne d'autre. Je ne pourrai jamais commencer une autre partie avec un personnage différent, avec un autre visage. Désormais, Mass Effect, c'est elle et ça le sera le restera pour toute la trilogie.
On s’en fout de tes nichons !
Suis-je la seule personne à penser ainsi ? Pourquoi les mecs sont-ils si enthousiastes lorsqu'ils s'aperçoivent qu'ils sont en compagnie d'une femelle ? Oh, la nature humaine très certainement, on n'y peut rien. Bon alors je vais le formuler de façon différente : pourquoi les meufs ont-elles besoin de crier sur tous les toits (forum, profil, etc), en gras, que ce sont des spécimens rares du sexe opposé ? Non parce que je trouve ça souvent déplorable quand je vois sur des profils des phrases du style : "eh ouais, je suis une nana et je joue à CS et Left 4 Dead ! Ca vous en bouche un coin, hein ? Loool" (remarquez le "lol" en fin de phrase, j'aurais pu ajouter des petits coeurs mais mes yeux ne me le permettent plus).
Moi j'ai envie de dire : "Mais putain de merde on s'en branle que tu sois une nana, contente-toi de jouer correctement sans être un boulet pour les autres et basta !"
Le nombre de fois que j'ai vu des hommes dresser la queue une fois qu'ils ont eu conscience d'être en compagnie d'une demoiselle... D'un côté, je peux comprendre, c'est toujours agréable d'être en présence d'une jolie créature, mais ce que j'apprécie moins, c'est le fait de changer de comportement auprès de ces femmes. Il peut y avoir de tout : être totalement macho, ou bien essayer de se comporter en héros en mode "Je te sauverai ma princesse !". J'ai déjà eu des deux, et je ne saurai dire quel est le comportement le plus déplorable.
Jalousie ? Certainement pas. J'apprécie également leur présence tant qu'elles ne sont pas là juste pour montrer qu'elles ont des gros nichons (car des filles comme ça, y en a pas mal).
C'est pour ça que depuis peu de temps, je n'utilise le micro qu'en présence d'amis que je connais bien. Et tant pis si l'on me prendra pour un petit boutonneux de 13 ans.
Rammstein à Bercy
Mardi 8 décembre 2009.
Je m'étais jurée qu'un jour il faudrait à tout prix voir un concert de Rammstein, rien que pour la mise en scène spectaculaire, et c'est chose faite. Accompagnée de Rémy et ses amis, je suis arrivée sur place vers 15h (alors que les portes ne se sont ouvertes qu'à 18h, mais vu le monde qu'il y avait, j'ai bien fait de venir très tôt). Je n'avais jamais assisté à un tel concert, surtout dans une salle aussi grande que Bercy. Je me suis dit qu'étant donné que je n'ai pas droit à ça tous les jours, autant en profiter un maximum dans les meilleures conditions.
J'ai un peu trop la flemme de décrire tout le concert en détails, je citerai juste les grandes lignes.
La première partie fut assurée par le groupe Combichrist, un groupe indus/electro. Musicalement c'était sympa (avec deux batteries ça le faisait assez bien) en revanche j'ai vraiment détesté le chanteur qui, je trouve, faisait vraiment de la bonne bouillie de bouse de vache (excusez le terme) avec des paroles très très développées et recherchées (fuck you, shit, et tout le tra la la). Ça aurait pu être sympa sans lui, mais non. Alors au final, pas trop accroché. Ce groupe s'est également amusé à détruire tout leur matos une fois leur session terminée (j'ai jamais vraiment compris le pourquoi du comment de cette mode de tout casser comme ça, m'enfin).
Une petite pause avant l'éteint des lumières annonçant cette fois le début du concert de Rammstein. Comme prévu, une entrée spectaculaire des deux guitaristes, détruisant un mur pour s'imposer, puis l'arrivée de Till au milieu de la scène.
Sans surprise, la setlist s'est principalement composée des chansons de leur dernier album LIFAD (Liebe ist für alle da) que j'ai bien aimé (bien que ça ne soit pas mon préféré). Certaines chansons ont eu droit à des mises en scènes spectaculaires, et d'autres classiques (Feuer frei, Links 2-3-4, etc) qu'on aime tant. Flake assure comme d'habitude en tant que victime de scène, toujours aussi martyrisé par Till. A mon grand étonnement, on a eu droit à une session de Flake sur canoë, défilant dans la fosse. Je pensais qu'il avait décidé d'arrêter ça car il a eu par le passé quelques problèmes, mais apparemment, il a accepté de le refaire. Bref, tant mieux.
Et sinon, globalement, comment c'était ? Eh bien, certes un très bon concert de Rammstein, comme toujours. Il y a eu pas mal de nouveaux effets de scène, dont certaines étaient plutôt impressionnantes. Les seules regrets que j'ai eu étaient peut-être certaines chansons qui ont dû être retirées de la setlist que j'aime beaucoup (Mein Teil, Los, Amerika, etc) et le manque d'interaction entre le groupe et le public. Mais sinon, j'ai passé une très bonne soirée.



